Tout droit jusqu'au matin …

Béatitude sur l’île du Sud

Mercredi 26 février 2025

Hawea – Franz Josef glacier / Soleil / 18°

La nuit dans notre petit camping a été reposante. Le calme qui règne ici est profitable à tous. A peine levée, j’avale mon petit déjeuner et, tandis que les garçons s’éveillent doucement, je pars en maillot pour une baignade magique dans mon petit coin de paradis. Il est 8h du matin, les campeurs commencent à se lever, personne sur la plage. L’eau est fraîche mais il fait 10° à l’extérieur donc mon corps s’adapte vite. Je passe une bonne demi-heure à barboter dans l’eau translucide au milieu de ce décor de rêve. Cet endroit est définitivement un énorme coup de cœur pour moi. Je pourrais rester ici toute la journée mais impossible de trainer trop longtemps car notre road trip nous attend.

De retour dans notre chambre, ravie, je trouve les garçons en train de boucler les sacs et de préparer les sandwich. A 9h30, tout le monde est prêt et nous quittons Hawea direction Franz Josef. La route est majestueuse avec des paysages à couper le souffle. Après avoir longé un long moment le lac Hawea (comme pour lui dire au revoir), on bascule d’un coup sur le lac Wanaka. Nous sommes accompagnés d’un grand soleil et d’un ciel bleu superbe. Nous traversons des paysages de montagne vierges de toute trace humaine (hormis notre route bien sûr). C’est splendide ! Puis nous poursuivons notre chemin au travers de vastes élevages de vaches, de moutons et de biches. Oui, des élevages de biches car la viande de biche est très prisée en Nouvelle Zélande. Apparemment, c’est un met tendre et goûteux que les locaux s’arrachent. On fait un rapide arrêt à un spot nommé « les Blue Pools » mais l’accès est fermé pour cause d’entretien alors on poursuit notre chemin. 

 

Nous faisons ensuite plusieurs arrêts pour admirer les cascades qui se trouvent tout le long du trajet. D’abord la Fantail Falls, puis la Thunder Creek Falls et enfin la Roaring Billy Falls. Toutes ces cascades sont aussi belles les unes que les autres et nous en profitons pour nous dégourdir les jambes et prendre quelques photos. 

 

  

 On mange nos sandwich dans la petite ville de Haast puis nous reprenons la route. Nous piquons vers le Nord et longeons la côte Ouest de l’île. Une fois encore les paysages sont grandioses. Petite pause devant la mer de Tasmanie. Les enfants s’amusent à courir contre les vagues. Ils rient à gorges déployées. C’est si bon de les voir tellement heureux. Il est 16h. J’ai un mal de tête qui commence à monter sérieusement. Je décide de prendre un café pour le faire taire.  « Tu es sûre Lolotte? Ca  ne risque pas de t’empêcher de dormir ce soir ? » me demande Simon prévenant. « Non, non, pas de souci. » répondis-je bêtement. L’histoire nous apprendra que j’aurais mieux fait d’écouter le sage de la famille. 

Pour la suite du trajet, les nuages gagnent peu à peu du terrain et, bientôt, nous ne distinguons plus les montagnes environnantes. Nous ne découvrirons donc ces paysages que demain lors de notre randonnée vers le glacier Franz Josef.  

Nous arrivons à notre logement vers 17h. Il s’agit d’une auberge de jeunesse super moderne avec tout le confort. C’est ce que l’on a trouvé de moins cher et pourtant le montant pour 5 personnes dépassait de loin notre budget prévisionnel. On décide donc de faire quelques économies en prenant un dortoir pour 4 (pour la modique somme de 115€ quand même !). Sam et Adam dormiront ensemble. 

On se pose confortablement dans la salle commune pour faire du CNED et du blog. Le café pris une heure plus tôt a eu raison de mon mal de tête. Je suis opérationnelle à 200% et, grâce à un réseau wifi au top, je réussis à rattraper le retard accumulé ces derniers temps. Nous apprenons aussi que nous avons peut-être une piste pour remplacer notre wwooofing en Argentine. Il s’agit d’une communauté végan nommée Kilampa qui se veut au plus proche de la nature. Une expérience en immersion complète hors du monde connecté, sans électricité, ni eau courante. Des séances d’harmonisation, de mise en route du corps, de yoga et de méditation font partie intégrante de l’expérience. J’adorerais pouvoir vivre ça. Pourvu que ça marche !

La soirée est plutôt tranquille entre petit repas (pâtes sauce tomate, le grand classique), billard, baby foot et séance cinéma avec le Hobbit 1. J’avais demandé à Mika, Emilie et Aliénor de me dégoter le film en français ou en anglais sous-titré. Une compétition acharnée s’est déroulée sans qu’aucun des trois ne soit au courant. Et le grand vainqueur est Mika qui m’a envoyé le film par Wetransfer en l’espace de quelques heures ! Félicitations au grand gagnant !!!! Les enfants, surexcités par la rapidité de la connexion wifi,  nous supplient de pouvoir aller jouer à Valorant. Nous cédons, la fatigue prenant le dessus de notre responsabilité parentale, et ils partent jouer à leur jeu vidéo jusque 23h. Quand ils reviennent dans la chambre, je ne dors toujours pas. Simon et Nino ronflent depuis un bon moment déjà mais, pour moi, c’est le début d’une longue nuit presque blanche. Le café était une très mauvaise idée. Je me tourne et me retourne sans trouver le sommeil. C’est long ! Finalement, Morphée vient me chercher aux alentours de 5h30. La randonnée de demain risque de ne pas être évidente avec tant de fatigue cumulée.

 

Jeudi 27 février 2025

Franz Josef – Reefton / Soleil / 20°

Réveil à 7h00.  Il faut se bouger tôt si on veut pouvoir faire la rando dans les meilleures conditions possibles. Il est annoncé 5h30 de randonnée aller/retour pour atteindre le point de vue. Il ne faut pas trainer. Nino et Simon  ont bien dormi . Adam et Sam qui partageaient leur lit, ont un peu moins bien dormi car ils ont eu du mal à se partager la place. De mon côté, je compte 1h30 de sommeil. C’est peu mais ça ira. Je dormirai mieux ce soir. 

En nous réveillant, nous découvrons la réponse positive d’une autre wwoofing en Argentine. Il s’agit d’une famille habitant dans une maison confortable avec une piscine et qui a besoin d’aide pour le jardinage principalement. Nous avons maintenant deux choix possibles. L’un, un peu extra-ordinaire en déconnexion complète, l’autre, plus conventionnel. Evidemment, moi je penche pour le premier mais les enfants plutôt pour le second (comme par hasard). Simon ne se prononce pas trop pour le moment. On va pouvoir en discuter pendant la randonnée.

A 8h30, on quitte notre jolie auberge et on part pour 10 minutes de voiture jusqu’au parking du départ de la randonnée nommée Robert’s Point Track. Le parcours est absolument superbe. Contre toute attente, nous croisons peu d’autres randonneurs. Peut-être la balade est-elle un peu longue pour certains.  Le temps est au beau fixe. Le chemin est assez technique avec des passages très raides et humides. Nous traversons plusieurs ponts suspendus au-dessus de torrents qui nous permettent d’avoir un point de vue incroyable sur les alentours. Nous avons beaucoup de plaisir à marcher longeant la paroi des montagnes grâce à des escaliers en bois, sautant de pierre en pierre par-dessus de petits ruisseaux, évitant des petites chutes d’eau disséminées le long du parcours. Les points de vues se succèdent nous donnant à admirer le versant opposé de la montagne parsemé de nombreuses cascades de plusieurs centaines de mètre de haut. Le lit de la rivière en contre-bas est très large mais ce ne sont que des torrents qui y coulent. Nous sommes éblouis par ce paysage.

Après un peu plus de 2h30 de marche, nous arrivons au point de vue final. Il s’agit d’une simple plateforme d’une douzaine de mètres carré avec une table de pique nique au centre et quelques bancs. Il y a déjà du monde quand nous y grimpons. Une grosse dizaine de personnes admirent le glacier. On se tasse car la plateforme n’est pas bien grande. Le point de vue sur le glacier est superbe même si nous savons que la glace a perdu beaucoup de terrain ces dernières années. Qu’en sera-t-il dans 10 ans? Il est indiqué qu’il n’est pas possible d’aller plus près du glacier car c’est probablement trop dangereux. Nous restons en admiration pendant un bon quart d’heure, le temps d’un apéro chips et de quelques photos puis on repart dans l’autre sens.

Sachant qu’il s’agissait d’un aller-retour, nous avions pris soin de repérer un super spot pour manger. Nous marchons donc une petite heure avant de nous poser.  Nous nous installons sur des formations rocheuses en dalles avec un panorama incroyable sur le glacier, les cascades et les montagnes. Le panard ! Les nuages absents ce matin, arrivent petit à petit et progressent vers le sommet. Après une pause bien méritée d’une demi heure, on repart.

       

La balade est superbe en sens inverse aussi. On imprime un rythme important sur le trajet retour, particulièrement Simon et Sam qui accélèrent sur la fin du trajet car Sam a un besoin urgent. Nino, Adam et moi terminons donc tous les trois plus tranquillement. Nous sommes en pleine discussion sur la politique et les techniques de manipulation des foules. C’est tellement passionnant qu’on rate l’embranchement du retour au parking. Lorsqu’on s’en aperçoit, on a déjà marché un bon quart d’heure. Allez hop, vite vite on fait demi tour au pas de charge. Simon et Sam vont s’inquiéter de ne pas nous voir arriver. On les rejoint une bonne demi heure plus tard et un tas de pas en plus. On est crevés et les jambes bien lourdes. Verdict : 30 000 pas marchés aujourd’hui. Environ 15 km, 600m de dénivelé et 6h de balade. On devrait bien dormir ce soir !  

Le paysage a beaucoup changé depuis ce matin car les nuages ont pris le dessus maintenant. Nous sommes contents de nous être levés tôt et d’avoir pu découvrir le paysage sous le soleil.

Nous reprenons la route à 15h en disant bye bye à Franz Josef disparu derrière un blanc manteau de nuages. On longe la mer sans la voir car le chemin passe en plein cœur de la forêt. C’est une côte très sauvage avec peu d’habitation. Il y a sans doute d’immenses propriétés agricoles qui se partagent les hectares de terre. Nous sommes d’ailleurs surpris de découvrir de grandes plantations de houblon le long de la route. La bière néo-zélandaise est une des spécialités par ici. Les plages sont difficiles d’accès. On aperçoit furtivement quelques gros rouleaux dans la mer du côté de Greymouth.  Simon conduit vaillamment. Je m’abandonne au sommeil une grosse heure, bercée par le ronronnement de la voiture, tentant de récupérer un peu le peu de sommeil de la veille. 

Notre Airbnb du soir est très bien et confortable. Nous avons toujours le contact avec les deux wwoofing en Argentine mais les échanges avec les enfants sur le choix à faire nous portent plutôt vers l’expérience communautaire de Kilampa. Il m’a fallu user de toute ma force de persuasion pour arriver à cette conclusion. J’avais préparé mes arguments :  il est plus intéressant de privilégier cette expérience vraiment spéciale que l’on ne vivra qu’une fois dans notre vie, ce n’est que 10 jours, ça va passer vite… Je ne leur laisse pas le temps de changer d’avis et, le soir-même, je prépare le speech d’une vidéo (en espagnol, aïe, aïe, aïe) qu’on doit envoyer à Kilampa pour nous présenter. 

La fin de soirée est tranquille : on termine le Hobbit 1 avec des pizzas. Ce nous rappelle nos soirées Koh Lanta avec nos amis les Bibi. Après le film, on part vite se coucher et tout le monde s’endort aussitôt. On est KO. 

 

Vendredi 28 février 2025

Reefton – Redwood Valley / Soleil / 24°

Nous quittons Reefton à 10h, juste après avoir enregistré et envoyé notre vidéo de présentation pour Kilampa. Croisons les doigts pour qu’ils nous acceptent. Nous n’avons toujours pas répondu à l’autre wwoofing. Nous préférons garder une option de secours au cas où celle-ci ne serait finalement pas possible.

La route est une fois de plus majestueuse et nous ne résistons pas à l’envie de faire quelques pauses pour admirer le paysage.

Nous faisons un stop sur la route à Paines Ford vers 15h où nous avions lu qu’il y avait un psycho block, c’est-à-dire une zone d’escalade au-dessus de l’eau. Un spot parfait pour une grosse heure de glandouille où tout le monde profite de la baignade même si Adam a bien du mal à entrer dans l’eau fraîche. Il y va quand même car il veut absolument tester le bloc. 

Nous nous dirigeons ensuite vers un endroit nommé Labyrinthe Rocks. Un lieu particulier avec des formation rocheuses formant une sorte de grand labyrinthe. C’est un endroit très mignon où les enfants s’amusent beaucoup à se poursuivre et à se cacher. Nous sommes tout seuls. 

   

Nous arrivons à notre nouvel Airbnb vers 18h30 où nous faisons la rencontre de Piers, notre hôte pour deux nuits juste à côté de la ville de Nelson au Nord de l’île du Sud.

37 ans, beau, musclé, bronzé, super gentil, cultivé, adorable avec son accent british quand il parle en français, probablement pété de tunes. Ancien instituteur dégoûté par la façon dont l’institution éducative fonctionnait en Nouvelle Zélande, il a décidé de tout quitter.  Aujourd’hui, il est rentier et ne travaille plus. Il a acheté une immense propriété à Redwood Valley avec une grande maison, une forêt, des champs, des annexes de rangement. Son hobby est de créer des casse-têtes en bois qu’il vend de temps à autre. Il fait de la planche à voile avec un foil, du kite surf, du parapente, du mini cata et de l’avion. Il range tout son matériel pour ses activités dans une grange au milieu de son terrain. Il y a même crée un petit pan d’escalade. Il va voir sa mère en avion. Elle habite dans le sud de l’île et met une heure par les airs au lieu de 5 heures par les terres. Il décolle depuis son terrain et atterrit dans celui de sa mère. Pendant les longs mois de Covid, il a créé un parcours d’accrobranche lui-même dans sa forêt. Quand il commence à s’ennuyer durant l’hiver néo-zélandais car les sports sont plus limités avec le froid, il part 5 mois en Europe où il trouve l’été. Dans son salon, il a fait créé une énorme baie vitrée donnant sur la montagne. Bref, j’hésite à divorcer… 

On discute longuement tous ensemble. Comme il parle plutôt bien français, la communication est facilitée. Il est vraiment très gentil et propose aux garçons de tester le parcours d’accrobranche le lendemain matin. Samuel est super partant. On finit par aller se coucher dans nos confortables et vastes chambres. Au moment où le sommeil commence à nous saisir, Nino débarque dans notre chambre : il vient de se rendre compte qu’il a oublié Lapinou, son doudou adoré, dans notre AirBnB d’hier. Le cauchemar recommence avec le deuxième doudou. J’ai envie de chialer. Evidemment, Nino est dépité et nous, fort contrariés. On est maintenant bien réveillés. On en profite donc pour buter les quelques moustiques qui ont eu le malheur de pénétrer dans notre chambre et pour envoyer des textos afin de tenter de retrouver le doudou.  Heureusement, Adam n’a pas de doudou. Cela devrait nous éviter une troisième chasse à la peluche.

 

Samedi 1er mars 2025

Redwood Valley / Soleil /25°

Comme promis, Piers (qui est toujours troooop mignon) équipe Samuel pour aller tester le parcours d’accrobranche. Le parcours est loin d’être facile. Il a plutôt été créé pour un adulte et Sam, avec sa petite taille a parfois bien du mal à passer d’un atelier à l’autre mais il ne lâche rien et avance vaillamment au travers des ponts de singes et autres obstacles, prenant un énorme plaisir à se lancer dans les tyroliennes. Bravo Piers, c’était un super moment pour notre kiki chéri !

 

Concernant Lapinou, on a des échanges toute la matinée avec la propriétaire de notre ancien Airbnb. Effectivement, Lapinou a bien été retrouvé par la femme de ménage sous les draps du lit utilisé par Nino.  C’est déjà un premier pas.  S’en suit un long échange sur la possibilité d’envoyer le doudou,  d’abord en Argentine puis finalement en Nouvelle Zélande dans notre tout dernier hôtel avant de prendre l’avion. Je demande même à notre hôte Piers s’il serait d’accord pour faire l’intermédiaire. Il est ok. Cool. Mais finalement, impossible pour la dame de l’envoyer à temps car elle habite dans un bled où la poste ne passe que tous les 5 jours. Bref, je passe un temps infini à chercher la meilleure solution pour récupérer la peluche et ça commence à miner sérieusement mon moral.

Après avoir tourné l’affaire dans tous les sens sans solution véritable, Simon, en bon père de famille héroïque, se propose de faire le trajet en marche arrière et de retourner à Reefton demain matin pour aller rechercher Lapinou. Ça fait plus de 5 heures de route aller retour mais que ne ferait-on pas pour le bonheur de nos progénitures !! Nino l’accompagnera pour lui tenir compagnie. Voilà une bonne décision prise, sans doute la meilleure. Je peux lâcher l’affaire et enfin profiter de la belle journée qui nous attend.

Piers nous annonce qu’il doit nous quitter ce matin et qu’on ne se croisera pas avant notre départ car il est attendu pour l’anniversaire de son frère du côté de Picton.  Snif ! Je crois être la seule un peu attristée car les garçons s’en moquent royalement. Pendant la nuit, j’ai pesé le pour et le contre et j’ai finalement pris la décision de ne pas divorcer et de terminer cette année avec ma famille car, moi aussi, je peux être héroïque parfois !!!!

Après quelques courses et un peu de CNED, nous partons vers 10h30 pour aller faire une grande randonnée dans le parc naturel Abel Tasman dont nous avons tant entendu parlé depuis notre arrivée en Nouvelle Zélande. Nous arrivons à Marahau pour midi afin de grimper dans un bateau-taxi qui nous emmènera vers la crique d’Anchorage. En effet, le parc n’est pas accessible en voiture. Ainsi, afin d’en parcourir un morceau à pieds sans avoir à faire un aller-retour, un service de bateau-taxi est disponible qui vous emmène où vous le souhaitez sur la côte et vous faites le retour en marchant. Même si c’est un moyen de transport assez cher, nous avons pensé que ce serait la meilleure façon de découvrir au mieux le parc.

Nous passons d’abord par le fameux rocher Split Apple Rock ressemblant à une pomme coupée en deux en plein milieu de l’eau. Puis le  bateau-taxi longe toutes les plages magnifiques de la côte. Certaines criques paraissent inaccessibles à pieds. Il faut louer un kayak pour pouvoir s’y rendre. Enfin, on nous dépose vers 13h sur la jolie plage d’Anchorage et nous nous posons une petite demi-heure pour manger nos sandwichs. 

Nous entamons notre marche vers 13h30. La randonnée est absolument magnifique, digne des plus jolies cartes postales. Nous passons par des forêts denses, des collines aux buissons touffus, des criques à l’eau cristallines, des plages de sable blanc… Nous ne résistons évidemment pas à l’envie de nous baigner. Ce serait dommage de passer à côté de l’occasion, d’autant que nous sommes quasiment seuls. Des oiseaux natifs du parc sont présents en nombre et ne craignent pas du tout la présence humaine. Je laisse nos affaires sur la plage tout juste le temps d’une photo et, une minute plus tard, je retrouve nos sacs ouverts en grand et toutes nos affaires étalées sur le sable. Je ne sais pas ce que cherchaient ces oiseaux mais ils s’en sont donnés à cœur joie. Ni une ni deux, on range tout et on suspend nos affaires. Vous ne nous aurez pas deux fois !


Une fois séchés, nous reprenons le chemin vers Marahau. Nous profitons de chaque instant tant le lieu est magique. Quand nous rentrons à la voiture, il est déjà 18h30. On a marché pendant près de 5 heures. On est super crevés mais heureux. La balade était vraiment géniale. Nous comprenons maintenant pourquoi le parc Abel Tasman est tant apprécié. 

On arrive à notre logement à 20h. Nous savourons ce moment car nous avons prévu de regarder le film « le hobbit 2 » tous ensemble blottis les uns contre les autres avec une bonne pizza. Malheureusement, on se rend compte que le film que nous avons sur notre disque dur est en VO  non sous titrée. On a fait des progrès en anglais mais, bon, quand même pas à ce point. On essaie de pirater le film sur internet et d’appeler nos copains pirates français à la rescousse mais chou blanc. Tant pis, on décide de regarder quand même le film même si on ne comprend pas tout. Nino nous traduit de temps à autre. 

La soirée est longue et nous nous couchons à près de minuit. Le réveil risque d’être difficile demain matin pour nos deux sauveteurs de doudou.

 

Dimanche 2 mars 2025

Nelson / Soleil  / 25°

Opération récupération de Lapinou en marche. Simon met le réveil à 5h45 et décolle à 6h avec Nino encore à moitié endormi. Il fait toujours nuit. La route ne sera pas facile. Cependant, l’opération est une réussite totale et, à 11h, nos deux héros rentrent le cœur léger avec un Lapinou heureux d’être de retour dans la famille. Bravo les gars, respect !!!!

Samuel  et Adam ont eu le temps de faire pas mal de CNED. Enfin, surtout Samuel car Adam a passé presque toute sa matinée à suivre la compétition de Grimpe à Bloc grâce à l’aimable retransmission en direct d’Elyne. Il n’a pas beaucoup avancé. De mon côté, je suis à fond : rangement et nettoyage de la maison, tournée de lessive, préparation des sandwichs pour ce soir et du repas du midi. 

Les garçons tentent de reconstruire les casse-têtes agendas créés par Piers. Malheureusement, ils n’y parviennent pas. Nous nous y mettons donc tous mais, rien à faire, les jeux nous résistent et nous devons nous avouer vaincus. J’envoie un petit texto à Piers en partant pour lui expliquer qu’on a laissé ses casse-tête en vrac. A son retour, il me renverra un texto smiley tout simple avec un grand sourire et la photo des trois casse-tête parfaitement reconstitués. Quelle intelligence ! Quelle humilité ! Je reconsidèrerait en silence la question du divorce  et de l’abandon de famille … (Soupirs…)

 

Vers midi, on se met à table pour un déjeuner croque-monsieur et, comme de coutume, on se régale. On refait le coffre de la voiture et on décolle à 13h30 direction Picton pour prendre le ferry qui nous emmènera sur l’île du Nord. Bye bye Piers House ! Porte-toi bien et prends soin de ton propriétaire. 

Comme on a du temps devant nous pour faire la route, on décide de faire un stop à Pelorus Bridge dont Piers nous avait parlé. C’est un chouette spot de rivière où l’eau est superbe. On y est tellement bien et le temps est si beau qu’on en profite pour se baigner. Cette pause qui n’était pas initialement prévue est une superbe surprise. 

Nous arrivons à Picton vers 17h30 et allons prendre un petit café devant la baie. Notre serveuse est française et je ne résiste pas à un petit papotage avec une compatriote. Elle a 22 ans et travaille en Nouvelle Zélande depuis 6 mois comme serveuse dans ce bar. Elle nous parle rapidement de son parcours et de ses motivations pour partir si longtemps loin des siens. Comme d’habitude, cet échange est passionnant mais nous ne pouvons malheureusement pas nous attarder. Un bateau nous attend.  

Avant de prendre le ferry, Simon va faire un tour à la station service du coin car l’un de nos pneus se dégonfle dangereusement. Espérons que cela ne nous posera pas de problème pour les prochains jours de road trip. Arrêt au stand glaces puis direction le ferry. Celui-ci quitte Picton à 19h précise. Nous sommes agréablement surpris car Libby nous avait dressé un tableau affreux de ces liaisons maritimes (toujours en retard, des erreurs de noms, parfois pas de bateau…). Finalement, tout se passe à merveille. La mer est tranquille. Peu de vent, pas de houle. La traversée sera paisible.

 

La première heure de navigation est superbe. Nous naviguons entre les Sounds, ces vallées submergées où s’entremêlent terre et mer et qui nous rappellent les fjord norvégiens ou les rias espagnols. Le soleil se couche doucement et, peu à peu, les collines s’éloignent. Simon et moi restons sur le pont jusqu’à atteindre la mer. Les garçons préfèrent rester au chaud à l’intérieur du ferry à lire ou à scroller sur les téléphones. La nuit est tombée. Nous rentrons nous aussi à l’intérieur mais je ne sais pas trop quoi faire. Je commence un bouquin et je me rends compte au bout de 30 pages que je l’ai déjà lu mais que je ne m’en rappelle pas. La honte !!! Je décide donc de quitter le livre et je pars m’installer dans le cinéma pour regarder le film de la soirée : Jumanji nouvelle version. Rapidement, je m’endors dans le confortable fauteuil. Simon vient me réveiller une heure plus tard. Il est temps de débarquer. Le ferry est parfaitement à l’heure. J’ai envie d’envoyer un message à Libby pour pondérer son idée négative des ferrys mais je ne suis pas certaine qu’elle se soit déjà remise de la mort de son chat. Je préfère donc m’abstenir. 

Il est 23h. Nous débarquons en plein cœur de Wellington. On rejoint un parking que nous avions préalablement repéré avec des emplacements gratuits pour la nuit et des WC. On s’installe donc comme on peut car, ce soir, c’est dodo dans la voiture. On sort les sacs de couchage et on tente différentes combinaisons : Nino à l’arrière puis à l’avant. Samuel sur la banquette puis par terre. Chacun finit par trouver sa place. Finalement, Simon et Nino dorment à l’avant, Adam sur la deuxième banquette, moi sur la troisième et Samuel au sol entre nous deux. Pas fou mais on est jeunes, ça va le faire. Le parking donne directement sur le port. Ca nous rappelle nos nuits dans le bateau. Voilà une expérience dont on se souviendra longtemps. Bienvenue dans l’île du Nord !!

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *